Vingt ans après ses débuts littéraires (avec le cultissime 37°2 le matin) Philippe Djian décline une narration feuilletonesque dont il raffole sous la forme d'un roman à épisodes.



Le premier tome de Doggy Bag, qui en comptera six, est très justement intitulé Doggy Bag saison 1. Grand amoureux des séries télévisées américaines, (il cite, en vrac Twin Peaks, Six Feet Under, The Soprano), l'auteur avoue s'être inspiré des frères Fischer de Six Feet Under pour créer ses personnages principaux.


Extrait de la biographie de Philippe Djian (source: site officiel):

Né le 3 juin 1949 à Paris, Philippe Djian grandit dans la capitale.(...). L'enfance de Philippe Djian se déroule dans ce climat étrange, où ces deux univers antithétiques se côtoient. Les valeurs défendues par la mère sont aux antipodes de l'éducation du père. Aucune démonstration de tendresse ne ponctue l'existence de l'enfant. (...) Ce petit parisien lit beaucoup durant sa scolarité, pratique de nombreux sports, écoute Léo Ferré chantant Baudelaire, Verlaine ou Rimbaud. En quatrième, Philippe Djian fait la connaissance de Jérôme Equer, nouvel élève arrivé en cours d'année. A ses yeux, Jérôme incarne quelqu'un ayant une maturité incroyable, artiste dans sa façon "d'être, de lire, d'écrire, de fumer une cigarette". Les deux adolescents deviennent rapidement inséparables. Jérôme va obliger Philippe à écrire, instaurant entre eux "l'obligation d'une correspondance quotidienne". Plus tard, en classe de seconde, un professeur de français lui transmet sa passion pour la musique et la littérature. L'adolescent découvre L.-F. Céline, W. Faulkner. A seize ans, l'adolescent s'installe dans la chambre de bonne de l'appartement familial, et entame une vie nocturne inconnue jusqu'alors. Jérôme et lui prennent deux copines pour maîtresse. Apprentissage du sexe, de l'alcool, des nuits blanches. En 1967, Djian s'embarque, toujours en compagnie de Jérôme Equer, durant 4 mois pour l'Amérique. Début des petits boulots aux États-Unis avant un périple en Colombie. Djian ne cède pas aux sirène politiques de l'époque, et, à ses yeux, mai 68 s'apparente avant tout à une période où "il y avait beaucoup de filles dans les rues", où "tout le monde semblait un peu dingue". Après la terminale, il s'inscrit dans une école de journalisme sans vraiment y mettre les pieds. Les petits boulots se succèdent. Il est embauché durant l'été comme magasinier chez Gallimard. Jean Denoël se lie d'amitié avec le jeune homme et lui fait découvrir une "certaine littérature". Jean Denoël lui permettra d'interviewer Montherlant et Lucette Destouches, veuve de Céline, pour la publication posthume de Rigodon, en 1969. Pourtant, Djian ne rêve que d'une chose, voyager, coûte que coûte. De nombreux petits boulots (docker, vendeur, monteur de stands...) permettent à l'adolescent de partir régulièrement à l'autre bout du monde. Peu à peu, Philippe Djian se met à l'écriture, "jugé" par Jérôme qui possède, selon lui, une indéniable capacité à "trouver les mots justes". (...) Djian signe dans l’hebdomadaire Détective un feuilleton sous le pseudonyme de Dan Miller. (...) C'est en voulant essayer une machine à écrire, donnée par un ami, que Djian entame l'écriture des nouvelles qui composeront 50 contre 1. (...) Six mois plus tard, le comité de lecture de la NRF lui apprend que son style le place "en-dehors de la littérature" et qu'il est impubliable. (...) Vivant en marge du milieu éditorial parisien, hermétique aux articles de presse qu'il suscite, l'écrivain confesse n'avoir rencontré son éditeur qu'après la publication de ses trois premiers livres... Bleu comme l'enfer et Zone érogène sont publiés respectivement en 1983 et 1984, et ces premiers ouvrages ne se vendent qu'à quelques centaines d'exemplaires. (...) Le succès auprès du grand public viendra au moment de l'adaptation de 37°2 au cinéma par Jean-Jacques Beineix (800 000 entrées en trois semaines). Le succès du roman, bientôt traduit dans une vingtaine de pays, est absolu. (...)


 

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